23.10.2008
Les mesures gouvernementales pour aider les banques.
Depuis le début de la crise économique, un certain nombre de concitoyens de la circonscription nous font part régulièrement, à la permanence, de leur inquiétude sur les effets de la crise, du devenir des banques et des mesures gouvernementales annoncées.
Le métier d’une banque, c’est de lever des ressources sur les marchés et de les utiliser pour financer l’économie. Dans la conjoncture actuelle, les banques ont des difficultés pour se financer sur les marchés. Le risque, c’est que si elles ne parviennent plus à se financer, elles arrêteront à leur tour de prêter pour financer l’économie. C’est ce qu’on appelle le risque d’effondrement du crédit. C’est un risque pour l’activité, pour l’emploi et pour l’investissement notamment des PME.
L’objectif du Gouvernement c’est que les banques fassent des prêts aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment PME et aux collectivités locales. Pour faire un prêt, une banque a besoin de deux choses : de beaucoup de financements et d’un peu de fonds propres. Le plan du Gouvernement apporte ces deux « carburants » nécessaires pour assurer le développement du crédit à l’économie : des financements et des fonds propres.
L’Etat a accepté d’apporter 10,5 milliards d’euros de fonds propres aux banques. Ce montant s’impute sur le plafond de garantie de 40 milliards d’euros annoncé par le Gouvernement. Les banques françaises sont bien capitalisées. Même si elles sont solides, pour faire plus de crédit dans la conjoncture actuelle, il leur faut plus de fonds propres ; c’est mécanique. En temps normal, elles trouveraient ces fonds propres sur les marchés. Dans le contexte actuel, l’Etat propose de se substituer temporairement aux marchés qui sont fermés.
Ces prêts et ces fonds propres, les banques ont l’obligation de les utiliser pour faire du crédit à l’économie. Concrètement, toutes les banques qui veulent bénéficier de ces dispositifs signeront une convention avec l’Etat dans laquelle elles prendront l’engagement d’augmenter leurs encours de crédit de 3 à 4% par an (plus que l’inflation, plus que la croissance).
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