13.12.2008
Bruno Le Maire, nouveau Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Bruno Le Maire devait intervenir ce jeudi 18 novembre à Biarritz à l’occasion du débat que nous avons organisé. Il ne pourra malheureusement être parmi nous. Nous le regrettons. Ce mercredi, il s’exprimait à la tribune de l’Assemblée nationale à propos du bilan de la présidence française. Son intervention préfigurait sa nouvelle mission jusque dans sa conclusion.
A lire.
PMN
« Au terme de six mois de présidence de l'Union européenne, la France a été à la hauteur des espoirs placés en elle et des enjeux. En matière de défense, de politique agricole et d'immigration, nous avons su faire progresser l'Europe de manière concrète, en tenant compte des contraintes de nos partenaires et des attentes des peuples. Ce succès est celui d'une méthode et celui de l'engagement du Premier ministre et de l’ensemble du Gouvernement pour faire en sorte que l'Europe retrouve des marges de manœuvre politiques et réponde concrètement aux inquiétudes de nos concitoyens. Dans la période difficile que nous traversons, il reste encore aux États membres à confirmer leur capacité à faire front commun. Mais au moins n’y a-t-il plus aucun doute sur la capacité de la France à reprendre sa place en Europe, après l'échec du référendum de 2005. Ce succès, il est enfin celui de la volonté personnelle dont a fait preuve le Président de la République tout au long de ces six mois. Il est celui de la ténacité montrée à convaincre nos partenaires de prendre leurs responsabilités face à un monde dans lequel l'ordre et la règle font désormais défaut.
Je pense à deux moments précis de la présidence française, qui resteront chacun comme un progrès majeur dans l'affirmation de la puissance politique européenne : pas une puissance pour la domination, mais une puissance pour le droit et la stabilité.
Le premier est la réaction coordonnée des États européens aux faits de guerre en Géorgie. Pour la première fois de son histoire récente, l'Europe a su répondre dans l'urgence à une menace sérieuse à ses frontières, sans recourir à son allié américain. Elle l'a fait avec discernement. Elle l'a fait avec fermeté. Même si les conditions de la stabilité dans le Caucase sont encore loin d'être réunies, au moins la paix l'a emporté. En entérinant la réponse commune des États membres, le Conseil européen du 1er septembre dernier a ouvert la voie à un engagement politique de l'Europe dans le règlement des conflits proches. Sous la présidence française, nous aurons donc montré que, pour l'Europe, la paix ne se résume pas à un mot, mais exige des actes.
Le deuxième moment que je veux rappeler est la réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, le 12 octobre dernier, non seulement parce qu'elle s'est tenue pour la première fois au niveau des chefs d'État et de Gouvernement, mais surtout parce que l'Europe a su rompre avec ses habitudes, bousculer son agenda, pour déployer des moyens massifs en réponse à la crise financière internationale. D'ordinaire, la rapidité d'exécution n'est pas la première qualité de l'Europe. Cette fois, nous avons apporté la preuve qu'avec de la méthode, avec de la volonté et sous la pression des événements, nous pouvions être vingt-sept et aller vite.
Alors, bien sûr, tous les égoïsmes nationaux n'ont pas disparu comme par enchantement. Il reste des obstacles importants à franchir, comme nous le voyons actuellement dans la négociation climat. Mais la présidence française aura su retourner les crises économiques et politiques au bénéfice du continent européen. Elle aura su faire l'illustration par l'exemple de la capacité de l'Europe à être plus grande, plus forte, plus rassemblée. Ce n'est pas au nom de la France que notre présidence aura été réussie, c'est au nom de l'Europe.
À quelques semaines de la présidence tchèque et à la veille du Conseil européen, nous sommes maintenant à un moment de vérité. Soit nous inscrivons dans la durée ce qui a été construit dans la crise, soit nous retournons aux vieux réflexes nationaux qui affaibliront l'Europe et chacune des nations qui la composent. Soit nous avançons, soit nous reculons. Le statu quo n'est pas possible. Qui peut croire en effet que, pour défendre durablement notre industrie, pour progresser en matière de protection de l'environnement, pour garantir notre approvisionnement énergétique, pour remettre les exigences sociales au premier plan de nos préoccupations, nous puissions faire l'économie de politiques communes plus ambitieuses ?
En 2009, nous avons devant nous trois défis à relever, qui apporteront, ou non, la preuve de la capacité de l'Europe à se renouveler et à conserver l'élan de 2008.
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25.11.2008
Les difficultés actuelles du PS ne doivent pas nous inciter à baisser la garde !
Il n’y a rien de réjouissant dans le spectacle navrant que nous offrent les dirigeants du PS depuis quelques jours. Le roman feuilleton continue au PS ! Et chaque épisode apporte davantage de confusion ! Le PS est au bord de l’explosion et quand on a vu la violence des échanges entre les différents candidats, on voit mal comment ils pourront se rassembler demain et construire une alternative crédible. Ils n’ont que deux points communs : la critique de notre action et l’absence de propositions concrètes pour les Français. Durant toute la durée de la campagne socialiste pour le poste de Premier Secrétaire, aucun des sujets qui comptent pour les Français n’a été abordé : sous les tentes du congrès de Reims, on parlait beaucoup « stratégie d’alliance » et très peu « crise économique »… Il faut surtout souhaiter bon courage à la nouvelle 1ère secrétaire ! Dirigeants et adhérents du PS ne sont d’accord sur rien : ni sur les stratégies d’alliance, ni sur sa stratégie politique, ni sur son projet… La violence des luttes de ces derniers jours risque de laisser des traces profondes : entre les procès d’intention et les procès tout court, le PS est réellement au bord du divorce ! Et la nouvelle première secrétaire aura fort à faire pour recoller les morceaux : Ségolène Royal aura gagné le cœur des militants, mais devra faire face à la défiance de l’appareil et des éléphants qui prônent le « tout sauf Ségolène » !comme François Hollande hier, Martine Aubry se retrouvera à la tête d’une majorité forcée et hétéroclite, uniquement unie par le rejet de Ségolène Royal.
Nous ne devons pas avoir la mémoire courte ! Il n’y a pas si longtemps, nous étions à droite dans la même situation. Les difficultés actuelles du PS ne doivent pas nous inciter à baisser la garde ! Bien au contraire, et forts de la tenue et des résultats de nos propres élections internes du 15 novembre, nous devons poursuivre notre travail pour expliquer et pour convaincre du travail accompli par le Président de la République et des réformes menées par le Gouvernement et nos députés.
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05.11.2008
En réponse au commentaire : Réponse de Laurent Wauquiez.
« Si le contrat aidé est un instrument utile, notre politique de l’emploi ne saurait se résumer à ce seul outil. Ensuite, il ne s’agit pas de faire des contrats aidés pour faire des contrats aidés. Trop souvent par le passé, des contrats aidés étaient signés sans prévoir le moindre accompagnement : moins d’une personne sur cinq faisait en contrat aidé l’objet d’un suivi. Autrement dit, on se limitait à sortir les demandeurs d’emploi des statistiques du chômage, en leur disant : « Soyez sages et on verra plus tard ». Cela, c’est une mauvaise utilisation du contrat aidé. Notre but n’est pas de faire du chiffre, mais de recourir à un outil qui soit efficace en matière d’emploi. Quel est le message porté par le Président de la République ? Il n’est pas question de retomber dans les errances du traitement social du chômage ; il faut renouveler en profondeur le visage de notre politique de l’emploi. La vieille politique de l’emploi, c’était l’ANPE et les ASSEDIC ; la nouvelle, c’est celle qui crée le Pôle emploi qui sera opérationnel dès le 1er janvier 2009. La vieille politique de l’emploi, c’est celle qui consistait à proposer des stages de formation professionnelle dans le seul but d’occuper les demandeurs d’emploi. La nouvelle politique de l’emploi, c’est celle qui finance des formations efficaces. La vieille politique de l’emploi, c’était celle qui se contentait de regarder nos emplois se délocaliser comme cela s’est passé pour la sidérurgie lorraine. La nouvelle politique de l’emploi, c’est celle qui consiste à aller chercher les emplois de demain, comme le font Jean-Louis Borloo, dans le domaine du développement durable, ou encore Éric Besson, dans le secteur du numérique. Messieurs de l’opposition, en dépit des propos peu constructifs que vous avez tenus hier, j’ai examiné vos différentes propositions. Elles consistent à faire reposer la politique de l’emploi uniquement sur les contrats aidés et la remise en cause des 35 heures, avec la suppression des heures supplémentaires. Je ne crois pas à cette politique : c’est la politique du traitement social du chômage qui a échoué pendant vingt ans, celle qui a conduit Lionel Jospin à annoncer à Vilvorde qu’en matière d’emploi, il n’y avait rien à faire. Telle n’est pas notre conviction ! »
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04.11.2008
Daniel Poulou - Crise financière
Daniel Poulou, Député des Pyrénées-Atlantiques, s'adresse au gouvernement concernant l'impact de la crise financière sur l'emploi.
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23.10.2008
Les mesures gouvernementales pour aider les banques.
Depuis le début de la crise économique, un certain nombre de concitoyens de la circonscription nous font part régulièrement, à la permanence, de leur inquiétude sur les effets de la crise, du devenir des banques et des mesures gouvernementales annoncées.
Le métier d’une banque, c’est de lever des ressources sur les marchés et de les utiliser pour financer l’économie. Dans la conjoncture actuelle, les banques ont des difficultés pour se financer sur les marchés. Le risque, c’est que si elles ne parviennent plus à se financer, elles arrêteront à leur tour de prêter pour financer l’économie. C’est ce qu’on appelle le risque d’effondrement du crédit. C’est un risque pour l’activité, pour l’emploi et pour l’investissement notamment des PME.
L’objectif du Gouvernement c’est que les banques fassent des prêts aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment PME et aux collectivités locales. Pour faire un prêt, une banque a besoin de deux choses : de beaucoup de financements et d’un peu de fonds propres. Le plan du Gouvernement apporte ces deux « carburants » nécessaires pour assurer le développement du crédit à l’économie : des financements et des fonds propres.
L’Etat a accepté d’apporter 10,5 milliards d’euros de fonds propres aux banques. Ce montant s’impute sur le plafond de garantie de 40 milliards d’euros annoncé par le Gouvernement. Les banques françaises sont bien capitalisées. Même si elles sont solides, pour faire plus de crédit dans la conjoncture actuelle, il leur faut plus de fonds propres ; c’est mécanique. En temps normal, elles trouveraient ces fonds propres sur les marchés. Dans le contexte actuel, l’Etat propose de se substituer temporairement aux marchés qui sont fermés.
Ces prêts et ces fonds propres, les banques ont l’obligation de les utiliser pour faire du crédit à l’économie. Concrètement, toutes les banques qui veulent bénéficier de ces dispositifs signeront une convention avec l’Etat dans laquelle elles prendront l’engagement d’augmenter leurs encours de crédit de 3 à 4% par an (plus que l’inflation, plus que la croissance).
16:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2008
Un vote historique pour assurer une mutation durable de la Société
Le vote de la Loi sur la mise en oeuvre du Grenelle environnement est historique. Sur 530 votes exprimés, 526 députés ont voté POUR.
Le Gouvernement et l'ensemble des parlementaires se réjouissent de la forte mobilisation des députés et de leur volonté unanime pour que la France soit dotée d’une loi emblématique et visionnaire en la matière. Ce vote historique est le résultat d'un travail mené par Patrick Ollier, Président de la Commission des affaires économiques, et Christian Jacob, rapporteur de ce texte, auprès de Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat.Parmi les grands principes engagés par la Loi figurent la reconnaissance de l’urgence écologique et la nécessité d’une diminution des consommations en énergie, eau et autres ressources naturelles, ou encore la nécessité de préserver les paysages. Cette Loi est essentielle pour l’avenir, pour préparer la transition énergétique et la mutation durable de notre société.
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17.10.2008
Les propos de Daniel Poulou sur le Revenu de Solidarité Active.
En favorisant le retour à l'emploi, le RSA s'inscrit dans logique positive et met fin aux systèmes d'aides sociales qui finissaient par enfermer leurs bénéficiaires dans un statut dont ils ne pouvaient sortir que difficilement.
Les expérimentations menées dans 34 départements ont permis d'ores et déjà de constater un retour à l'emploi supérieur de 30 % avec le RSA et donc on peut raisonnablement espérer qu'en sortant de la logique d'assistanat, l'Etat fait un investissement sur l'avenir. Nous resterons vigilants quant à la mise en place du RSA. En effet, la Loi généralisant le Revenu de Solidarité Active et réformant les politiques d'insertion précise que le Gouvernement devra remettre au Parlement une évaluation de l'efficacité et du coût constaté dispositif. Ce bilan nous permettra à nous, parlementaires, de procéder à des ajustements s'ils s'avèreraient nécessaires.
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